Le rôle de l’époux dans la protection du foyer conjugal

Le rôle de l’époux dans la protection du foyer conjugal

et dans l’entretien des bons rapports

Se résigner à accepter certaines situations difficiles, à tolérer certaines contraintes et à fermer les yeux sur ce qui exaspère font partie des signes révélateurs d’un esprit équilibré et de la maturité dans la réflexion. Il est demandé à l’homme qui est le chef de famille, de faire preuve de plus de clairvoyance que la femme, car il sait pertinemment que cette dernière est plus faible physiquement et psychologiquement.
Si on jugeait tout ce qu’elle effectue, elle ne pourrait dès lors plus rien accomplir.  L’exagération dans le fait de vouloir l’améliorer entraîne sa rupture, et sa rupture est son divorce.
Le Prophète, que la paix et le salut d’Allah soient sur lui, celui qui ne parle pas sous l’emprise de la passion, a dit : « Prenez soin des femmes, elles ont été créées d’une côte, et la partie la plus courbée de cette côte est la plus haute. Si tu viens à vouloir la redresser, tu la casserais et si tu la laisses telle quelle, alors elle ne cessera d’être courbée, donc prenez soin des femmes. »[1]
    Cette courbure chez la femme est présente depuis l’origine de sa création, il incombe donc de patienter sur ce comportement et de faire preuve de bienveillance.
    Par conséquent, l’homme ne doit pas s’attarder sur ce qu’il peut éprouver comme déception vis-à-vis de sa femme, comme il doit fermer les yeux sur certains de ses défauts. Il est donc indispensable qu’il retienne les côtés positifs de son épouse qu’il trouvera en très grand nombre. Dans ce sens va la parole du Prophète, que la paix et le salut d’Allah soient sur lui :
« Le croyant ne déteste pas (ou ne répugne pas) la croyante, s’il n’aime pas un de ses comportements, un autre lui plaira. »[2]
L’homme doit agir posément et avec douceur dans ces situations. S’il aperçoit un comportement qu’il n’aime pas chez son épouse, il faut qu’il se rappelle qu’il ne sait pas réellement où se trouvent les facteurs menant au bien et les sources de ce qui est bon. Allah azawajal dit :
  [Et traitez-les convenablement. Si vous les avez en aversion, il se peut que vous ayez en aversion une chose dans laquelle Allah met un grand bien.] (Les femmes – 19)
Comment le repos peut-il être obtenu et comment peut-on concevoir la douceur et l’affection, si le chef de famille dont la compagnie est mauvaise, est rude et ne voit pas plus loin que le bout de son nez ? Il en est ainsi lorsque sa stupidité prend le dessus et la brusquerie le rend aveugle, lorsque sa satisfaction s’obtient avec lenteur et sa colère avec rapidité.
De même, lorsqu’il rentre dans son foyer, il rappelle sans arrêt les bienfaits qu’il apporte, et lorsqu’il en sort, il soupçonne sans preuve des choses (malsaines) qui se passent en son absence.
Il est évident que la relation conjugale exemplaire et les facteurs qui mènent au bonheur, n’adviennent qu’en faisant preuve de douceur et en s’éloignant des doutes et des illusions qui n’ont aucun fondement. La jalousie entraîne certaines personnes à avoir de mauvaises pensées (des soupçons), elle les amène à interpréter faussement les paroles et à avoir des doutes sur n’importe quels faits et gestes. Cela dégrade l’existence et procure de la peine sans raison valable.
 [ Et ne cherchez pas à leur nuire en les contraignant à vivre à l'étroit ] (Le divorce – 6)
    Comment peut-on se comporter ainsi, alors que le prophète sala allahou alayhi wasalam a dit :
« Le meilleur d’entre vous est le meilleur envers sa famille, et je suis le meilleur d’entre vous envers ma famille. »[3]  
 
 
[1]Rapporté par Al-Boukhari (Hadith n°5186) et Mouslim (Hadith 1468) dans leurs recueils authentiques.
[2]Rapporté par Mouslim (Hadith n°1469). Information précieuse : Ibn Hajar dit en résumé à propos de ce hadith : « Ce hadith fait allusion à la réforme des mœurs de la femme qui doit être faite avec douceur, car s’il advenait qu’elle soit effectuée de façon exagérée, alors cela entraînerait sa rupture. Par ailleurs, l’homme ne doit pas non plus délaisser complètement la femme déviée, sinon elle demeurera sur sa déviation. La règle sur ce point est la suivante : on ne laisse pas la femme sur la déviation, si cela la conduit à outrepasser sa propre nature où l’imperfection peut dominer, comme commettre des péchés de manière directe ou délaisser une obligation. Par contre, il la laisse sur sa déviation en ce qui concerne les choses permises (al-moubâhâte). Voir « Fath Al-Bâry » (9/254)
[3] Hadith authentique – Rapporté par Tirmidhi (Hadith n°3892), Ibn Mâjah (Hadith n°1977) et Ibn Hibâne dans son authentique (n°1312).

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