LA biographie du Prophete(saw)

LA NAISSANCE ET LES 40 ANS AVANT LA MISSION PROPHETIQUE


Leurs moutons étaient affamés et ne donnaient aucune goutte de lait alors que les miens étaient gras, producteurs de lait.
Ainsi, Allah continua d'accroître nos faveurs et nos biens jusqu'au moment où Mohammad fut sevré à deux ans.


L'enfant ne grandit pas de la même manière que les autres garçons, car, lorsqu'il atteignit ses deux ans, il était déjà assez solide. Alors, je le rendis à sa mère, bien disposée à le garder, du fait de la Baraka (bénédiction) qu'il nous apportait.

Je dis à sa mère: «Si tu laissais mon fils avec moi jusqu'à ce qu'il devienne plus solide, cela le préserverait des épidémies de la Mecque».
Celle-ci, aussitôt, nous autorisa à le ramener. Ainsi le prophète (salallahou alayi wa salam) resta chez Banî Saad jusqu'à l'âge de 4 ou 5 ans, âge auquel eut lieu la fente de sa poitrine.

A cet égard, Mouslim rapporte de Anas que Jibril s'était présenté au Messager d'Allah (salallahou alayi wa salam) alors que celui-ci jouait avec les garçons. Il le saisit, le terrassa et fendit son cœur duquel il sortit une sangsue et dit:

«Voici la part que Satan a de toi». Il lava ensuite la sangsue dans une cuvette en or avec de l'eau de Zamzam, la banda et la remit à sa place. Les garçons se précipitèrent vers sa mère (sa nourrice) et dirent: «On a tué Mohammad».
Les gens accoururent vers lui et le trouvèrent pâle. Anas dit avoir vu l'effet de l'opération sur sa poitrine.


Arrow Retour de Mohammad chez sa mère

Après l'événement de la fente, Halima eut tellement peur pour la vie de Mohammad qu'elle rendit celui-ci à sa mère.
Alors, l'enfant resta chez sa mère jusqu'à l'âge de six ans.
Commémorant le décès de son mari, Amina se proposa d'aller en visiter la tombe à Yathrib. Elle sortit de la Mecque pour un voyage long de 500 km, en compagnie de son enfant orphelin, Mohammad (salallahou alayi wa salam), de sa servante Oum Ayman et de Abdil-Mouttalib. Elle resta pendant un mois à Yathrib avant de prendre le chemin du retour.
A mi-chemin elle fut frappée d'une malad

ie qui s'aggrava tellement qu'elle en mourut, à Abwâ, entre la Mecque et Médine.
Mohammad à la charge de son grand père Abdoul-Mouttalib ramena Mohammad à la Mecque le cœur rempli d'affection et de sympathie pour son petit fils orphelin que venait d'atteindre un autre malheur, en plus du premier.


Il lui vouait une compassion qu'il ne vouait à aucun de ses fils. Il ne le laissait jamais seul et le préférait à ceux-ci.
Selon lbn Hicham, on avait l'habitude de placer un matelas pour Abdil- Mouttalib à l'ombre de la Kaaba, matelas autour duquel s'installaient les fils de celui-ci jusqu'à l'arrivée de leur père. Aucun de tels fils n'osait s'asseoir sur le matelas par respect pour le vieux.

Par contre, le messager d'Allah (salallahou alayi wa salam) qui était alors un garçon solide, venait s'y asseoir. Ses oncles voyant cela, avaient l'habitude de l'en écarter. S'apercevant qu'on l'écartait Abdil-Mouttallib disait:
«Laissez mon fils! Par Allah, il est important».
Sur ces mots, il s'asseyait avec lui sur le matelas, lui massant le dos de sa main. Tout ce qu'il faisait le réjouissait.
A 8 ans, 2 mois et dix jours, Mohammad (salallahou alayi wa salam) perdit son grand père Abdoul-Mouttalib à la Mecque.
Toutefois, avant sa mort celui-ci l'avait confié à son oncle Abou Tâlib, frère germain de son père.

Mohammad chez son oncle Abou Tâlib

Abou Tâlib se chargea de la défense de son neveu de la manière la plus complète, le comptant parmi ses fils, le préférant même à ceux-ci, lui réservant un traitement de respect et de considération. Pendant plus de quarante ans, il l'affectionna et le soutint, assura sa protection, eut pour la défense de sa cause des amis et des ennemis.
Cet aspect sera développé dans les pages qui vont suivre.



Arrow L'appel à la pluie

lbn Asâkir rapporte de Jalhama ibn Arfata les paroles suivantes:
«J'arrivai à la Mecque et trouvai que la sécheresse y régnait. Les Kouraichites dirent: «Abou Tâlib, la vallée est sèche et les familles n'ont rien. Alors, viens faire un appel à la pluie».
Abou Tâlib sortit en compagnie d'un garçon, pareil à un soleil couvert de nuages, auréolé de nuages Abou Tâlib le prit, mit son dos contre la Kaaba et lui fit signe du doigt, alors que le ciel était clair.
Ainsi, les nuages vinrent de tous côtés. La pluie tomba drue, remplit la vallée et fertilisa tout.
C'est à cela que fait allusion Abou Tâlib quand il dit:
«Un jeune qui de son visage, fait appel à la pluie par clémence à l'égard des orphelins et des veuves».


Arrow Rencontre avec le moine Bahirâ

Lorsque le Messager d'Allah (salallahou alayi wa salam) eut douze ans, à quoi certains ajoutent deux mois et dix jours, il partit avec son oncle pour un voyage de commerce en Syrie. Le voyage les mena à Basrâ en Syrie, une citadelle de Hawrân qui était à l'époque une citadelle arabe, sous domination romaine.
Il y avait dans cette citadelle un moine du nom de Bahayrâ dont on dit que le vrai nom était Jarjis. A la descente des caravaniers, celui-ci alla vers eux, ce qu'il n'avait jamais fait. Se faufilant alors entre eux, il se saisit de la main du Messager d'Allah (salallahou alayi wa salam) et dit:


«Voici le guide des mondes, voici le messager du Seigneur des mondes, celui qu'Allah envoie par clémence à l'égard des mondes».
Abou Tâlib et les sages de Kouraich lui dirent:
«Qu'en sais-tu?».
Il reprit:
«Les pierres et les arbres que vous avez dépassés depuis Al-Akaba se sont tous prosternés pour rien moins qu'un prophète.
Je le reconnais par le sceau de la prophétie qui, tel une pomme, est au dessous du cartilage de son épaule. Nous retrouvons ce prophète dans nos livres».
Le moine offrit ensuite l'hospitalité à ses hôtes et demanda à Abou Tâlib de retourner avec l'enfant et de ne plus le ramener en Syrie, par crainte des romains et des juifs. Sur ce, Abou Tâlib chargea des gens de ramener son neveu à la Mecque.



Arrow La guerre des Foujjâr

Elle éclata à un moment où Mohammad (salallahou alayi wa salam) avait 20 ans entre d'une part Kouraich et Kinâna et d'autre part KaysAylân.
Le général des tribus Kouraich et Kinâna réunies était Harb ibn Oumayya choisi au regard de son âge et de sa noblesse. En début de journée les Kaysites triomphèrent des Kinânites mais en milieu de journée, la situation se retourna. Une telle guerre fut dénommée «la guerre des Foujjâr» du fait de la violation de l'interdiction de se battre pendant les mois sacrés.
Le prophète (saws) assista à cette guerre au cours de laquelle il se chargeait de ramasser les flèches et de les remettre à ses oncles.



Arrow Le pacte de Foudoul

A la suite de la guerre des Foujjâr eut lieu au mois saint de Thoul-Kaada (11ème mois de l'année hégirienne)
le pacte de Foudoul conclu d'un commun accord par certaines tribus des Kouraichites: Banou Hâchim, Banou Al-Mouttalib, Asad ibn Abdil-Ozzâ, Zahra ibn Kilâb et Tarnim ibn Mourra.
Ces tribus se réunirent chez Abdillah ibn Jadaân At-Taymi du fait de son âge et de sa noblesse.


Elles conclurent un accord d'assistance à tout Mecquois victime d'une injustice, accord au sujet duquel il s'agissait aussi de contraindre l'agresseur à réparer son injustice.
Assistait à la conclusion du pacte le Messager d'Allah (saws) qui dit après qu'Allah l'eût investi de la mission:
«J'ai assisté chez Abdillah ibn Jadaân à la conclusion d'un pacte auquel j'aurais aussi été favorable dans l'islam».


L'esprit de ce pacte s'opposait à celui de la protection telle que reçue dans la période anté-islamique, protection entièrement fondée sur l'esprit de clan.
Pour le motif de ce pacte, on raconte qu'un homme appartenant aux Zoubaydites était venu à la Mecque avec des marchandises que lui acheta Al-As ibn Wâ'il As- Sahmi. Cependant celui-ci refusa de lui verser ses droits.
Alors, il appela à lui les jurés, à savoir Abdid-Dâr, Makhzoum, Journh, Sahm, et Adi, mais ceux-ci ne se soucièrent pas de lui. Il appela à haute voix Jabal ibn Kabis, récitant des poèmes dans lesquels il décrivait la nature du préjudice qui lui avait été fait.
Sur ces entrefaites, Az-Zoubair ibn Abdil-Mouttalib, de passage, dit: "
Que-est-ce-qu'il a donc ce délaissé, au point de réunir à lui les parties du pacte de Foudoul ?
Les gens contraignirent. Al-As ibn AI-Wâïl à faire droit au Zoubaydite, suite à la conclusion du pacte.

Arrow Une vie d'efforts et de travail

Au début de sa jeunesse, le prophète (salallahou alayi wa salam) n'avait pas de travail fixe. Cependant plusieurs rapporteurs mentionnent que des moutons, il en a gardé chez Banî Saad et aussi pour les gens de la Mecque à karârit (pour peu de contre-partie).

A 25 ans, il effectua un voyage de commerce en Syrie, au service de Khadija . Selon ibn lshâq, Khadija la fille de Khouwaylid était une commerçante noble et riche, engageant à son service des hommes qu'elle désintéressait : les Kouraichites étaient un peuple mercantile. Ainsi, lorsque le Messager d'Allah (salallahou alayi wa salam) eut atteint son haut niveau de franchise, d'honnêteté et de noblesse de caractère, Khadîja envoya auprès de lui, lui demander d'aller en Syrie pour les besoins de son commerce, prête à lui consacrer des moyens meilleurs que ceux qu'elle donnait aux autres agents commerciaux et à le faire accompagner par un jeune homme appelé Maysara.
Le prophète (salallahou alayi wa salam) accepta l'offre ainsi faite et se rendit en Syrie en compagnie de Maysara.



Arrow Le mariage de Mohamed (salallahou alayi wa salam) avec Khadija

Lorsque Mohammad (salallahou alayi wa salam) fut revenu de la Syrie, Khadîja constata dans son avoir une sécurité et une bénédiction qu'elle n'y avait jamais connues auparavant. Le jeune homme Maysara l'informa de ce qu'il savait de la personnalité de son agent : douceur, vertu, force de persuasion, pertinence de la démarche et honnêteté.

Sur ces bases, Khadîja trouva ce qu'elle cherchait car des seigneurs et des chefs tenaient à l'épouser mais ne pouvaient parvenir à obtenir son consentement. Elle se confia à l'une de ses amies à savoir Nafisa bint Maniya. Celle-ci alla voir le Messager d'Allah (salallahou alayi wa salam) et le mit au courant de la proposition de mariage. Ravi, le prophète (salallahou alayi wa salam) s'en ouvrit à ses oncles qui alors se rendirent chez l'oncle de Khadîja pour obtenir son accord.

Suite à une telle démarche, le mariage fut conclu en présence de Banî Hachim et des chefs de Moudar et cela deux mois après le retour du prophète (salallahou alayi wa salam) de la Syrie. La dot était de 20 vaches.
A l'époque, Khadîja avait 40 ans, et était la meilleure femme de sa tribu en fait de généalogie, de richesse et d'intelligence.
Elle est la première femme à se marier avec le Messager d'Allah (salallahou alayi wa salam). Jusqu'à sa mort celui-ci n'épousa pas d'autres femmes.
Khadîja est la mère de tous les enfants du prophète (salallahou alayi wa salam) exception faite d'ibrahim. Elle lui donna Al-Qâsim - pour lequel le prophète fut surnommé Aboul-Kasim, Zaynab, Roukayya, Oum Koultoum, Fatima, et Abdallah surnommé At-Tayyib et At-Tâhir.
Les garçons moururent tous à bas âge. Quant aux filles, elles vécurent toutes jusqu'à l'avènement de l'islam, embrassèrent cette religion et émigrèrent à Médine. Cependant, elles moururent toutes du vivant du prophète
(saws) à l'exception de Fatima qui mourut 6 mois après son père.
Wassalamou ‘alaykoum oua rahmatoullah oua barakatouh,

La naissance

Le guide des Messagers (salallahou alayi wa salam) naquit dans le carré de Banî Hachim à la Mecque au matin du lundi 9 Rabîa Al-Awwal, au début de l'année de l'épisode de l'éléphant, à la 40 ème année du règne de Kisra et de Anoucharwân, ce qui correspond au 20 ou 22 avril 571 G., selon les estimations du grand expert Mohammad Soulayman Al-Mansourfouri et de l'astronome Mahmoud Bâcha.


Selon ibn Saad, la mère du prophète (salallahou alayi wa salam) dit:
«Lorsque je l'ai mis au monde, il est sorti de mes antres une lumière qui illumina les palais de la Syrie».

Ahmad, Ad-Dârimi et autres ont rapporté quelque chose de similaire.

On a rapporté aussi qu'il y eut des signes de la mission prophétique à la naissance du prophète (salallahou alayi wa salam).
En effet, 14 balcons s'écroulèrent au palais de Kisra.
Le feu qu'adoraient les Rois Mages s'éteignit. Des églises s'écroulèrent autour du lac Sawa où elles plongèrent. Le rapport de ces signes est d'At-Tabari, d'Al-Bayhaki et d'autres. La chaîne de transmission n'est cependant pas fixe et nette.

Après avoir accouché, Amina envoya auprès de Abdil- Mouttalib lui annoncer la naissance de son petit fils. Réjoui par la nouvelle, il arriva prit le nouveau né, l'amena dans la Kaaba, invoqua Allah et le remercia. Il lui choisit le nom de Mohammed, nom à l'époque inconnu des arabes.
Il le circoncit à son septième jour, comme le faisaient les arabes.

La première femme à allaiter Mohammad après sa mère fut Thouwayba la captive affranchie d'Abi Lahab.
Elle l'allaita à un moment où elle allaitait son propre fils Masrouh.
Cette femme avait déjà allaité Hamza lbn Abdil-Mouttalib et ensuite Abou Salamah ibn Abdil-Asad Al-Makhzouni.



Arrow Mohammad chez Banî Saad

Les arabes sédentaires avaient coutume de chercher des nourrices pour leurs enfants pour éviter à ceux-ci les maladies de la métropole, les doter d'une forte constitution, développer leurs muscles et leur permettre de comprendre l'arabe dès le bas âge. Ainsi, Abdoul-Mouttalib chercha une nourrice pour le prophète (salallahou alayi wa salam) et lui choisit une femme appartenant à Banî Saad ibn Bakr, à savoir Halima fille d'Abi Thouwayb dont le mari était Al-Hârith ibn Abdil-Ozza connu par Abou Kabcha et appartenant à la même tribu.


Les frères de lait du prophète (salallahou alayi wa salam) furent: Abdoullah ibn Al- Hârith, Anîsa bint Al-Hârith et Houthâfah ou Jouthâmah bint Al-Hârith plus connue sous le nom de Ach-Chayma'.
Halima fut la nourrice du prophète (salallahou alayi wa salam) et d'Abi Soufyan ibn Al-Hârith ibn Abdil-Mouttalib cousin du Messager d'Allah (salallahou alayi wa salam).

Son oncle Hamza ibn Abdil-Mouttalib était aussi en allaitement chez Banî Saad ibn Bakr. Sa nourrice allaita le prophète (salallahou alayi wa salam) un seul jour alors que celui-ci était chez Halima. C'est pourquoi Hamza et le prophète
(salallahou alayi wa salam) sont aussi frères de lait dans deux sens: du côté de Thouwayba et de celui de Halima As-Saadiyya.
Cette dernière découvrit de la Baraka (bénédiction) du prophète (saws), de quoi la mener à l'étonnement et à la stupéfaction. Elle raconta tout cela en détail :

Selon ibn Ishâq, Halima racontait qu'un jour elle sortit de sa bourgade avec son mari et un enfant en allaitement ; en compagnie aussi de femmes appartenant à Banî Saad ibn Bakr, à la recherche de nourrissons.

C'était, dit-elle, une année dure. Il ne nous restait rien. Je sortis sur mon ânesse blanche.
Nous avions aussi avec nous une chèvre qui, par Allah, ne donnait presque pas de lait. Nous n'avions pas dormi la veille à cause des cris de faim de l'enfant que nous avions avec nous ; ce qu'il y avait dans mes seins ne lui suffisait pas, encore moins le lait de la chèvre.

Toutefois, on espérait recevoir de la pluie et de la consolation. Je sortis donc sur mon ânesse qui était si faible et si maigre que les autres ânes la laissèrent derrière. Arrivées à la Mecque, nous nous mîmes à chercher des nourrissons, mais aucune de nous n'accepta de prendre le Messager d'Allah (salallahou alayi wa salam) dans la mesure où il était orphelin.

En effet, nous nous attendions à des actes de bienfaisance de la part des pères.
Un orphelin ? Nous disions-nous. Que peuvent bien faire sa mère et son grand-père ?
Voilà sur quelle base nous le détestions. Chacune des femmes qui m'accompagnaient avait trouvé un nourrisson sauf moi. Au moment de repartir, je dis à mon mari:
«Par Allah je déteste rentrer avec mes compagnes les mains vides. Par Allah il me faut retourner prendre cet orphelin».

Il répondit: «Comme tu veux. Il se peut qu'Allah nous le bénisse».
Ainsi, je partis prendre l'orphelin, faute de mieux et retournai à mes bagages. Je ne l'eus pas plutôt mis dans ma chambre que mes deux seins se gonflèrent de lait. Alors il assouvit sa soif et se mit à dormir, ce que son frère fit aussi après s'être rassasié, lui qui, auparavant, nous empêchait de dormir. Mon mari se leva et se rendit auprès de la chèvre qu'il trouva avec beaucoup de lait dont il saisit pour traire de quoi nous permettre de boire à notre aise. Cette nuit-là, nous dormîmes bien.


Au matin mon mari dit: «Tu sais, Halima, par Allah tu as pris quelqu'un de béni».
«Je l'espère», répondis-je. Ensuite nous sortîmes. Je montai alors sur mon ânesse, l'orphelin avec moi. Celle-ci était si active qu'elle dépassait tous les autres ânes. Etonnées mes compagnes dirent: «fille d'Abi Thouwayb, malheur à toi, doucement! N'est-ce pas là l'ânesse que tu avais en venant?

«Je leur répondis: «Si, c'est la même».
Alors elles reprirent. Par Allah, il y a donc quelque chose en elle. Nous arrivâmes chez nous, chez Banî Saad la plus infertile des terres que j'eusse.jamais connue. Nous constatâmes cependant que nos brebis avaient beaucoup de lait alors qu'auparavant elles ne donnaient aucune goutte de lait. Aussi les sédentaires de notre peuple disaient-ils à leurs berger:
«Allez faire paître les moutons là où fait paître le berger de la fille d'Abi Thouwayb».

 

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×